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Radiothérapie avec modulation d’intensité (RCMI)

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La radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI) est une évolution récente. La RCMI a été rendue possible grâce à de nouvelles avancées de l’informatique.

La radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI) est une évolution récente. La RCMI a été rendue possible grâce à de nouvelles avancées de l’informatique.

Mode d'action

Radiothérapie conformationnelle

Le centre Bayard s’est doté de cette technique en 2009. La préparation est plus complexe car elle repose sur le principe du planning inverse.

En pratique, l’oncologue radiothérapeute fixe :

  • La dose à atteindre dans la tumeur ;
  • La dose à ne pas dépasser dans les organes sains.

De cette distribution de doses découlent la forme des champs et leur profil. À la différence de la radiothérapie conformationnelle classique, ce profil n’est pas uniforme mais modulé.

Afin de moduler les faisceaux, le collimateur multilame est utilisé.


→ Initialement les lames étaient déplacées pas à pas et l’irradiation était suspendue lorsque les lames bougeaient.

Cette technique était appelée « step and shoot ».

→ Les performances croissantes des moyens de calcul ont permis une utilisation dynamique du collimateur multilame. Les champs sont fixes, mais pendant toute la durée de la séance, les lames bougent de manière continue pendant que le faisceau est émis, ce qui le filtre de manière complexe.

Tout se passe comme si le patient était traité par une infinité de petits faisceaux élémentaires. Enfin, à partir de 2011, une forme plus avancée de radiothérapie a été développée avec modulation d’intensité : l’arcthérapie dynamique avec modulation volumétrique (AVMI, VMAT). Dans cette technique, les champs sont mobiles de manière continue avec un mouvement pendulaire.

Le traitement

Cette technique est exigeante en termes d’assurance qualité et de temps de préparation. Elle est indiquée dans les cancers de la prostate où elle permet d’augmenter les doses d’irradiation au-delà de 80 Gy tout en réduisant l’irradiation du rectum et de la vessie. Dans les cancers de la tête et du cou, elle permet de réduire la dose d’irradiation reçue par les glandes salivaires. La sécrétion de salive est ainsi mieux préservée, avec également une meilleure préservation dentaire.

Les vérifications par imagerie de contrôle sont pratiquées quotidiennement pour la plupart des traitements.